mercredi 2 octobre 2013

Chapitre 1


Mon imagination débordant quelque peu, après avoir lu tant de merveille, je tente un peu ma chance en écrivant un peu... Jusqu'à trouver un bon sujet. Et j'en ai un, de sujet ^^ Découvrez-le en suivant mon blog ! Je ne posterais pas  d’aperçu de contexte, donc raison de plus pour suivre... ? Voilà le premier chapitre !
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Il me fixait. Son regard pervers vers moi. Mon dieu. Maintenant que je savais, je me demandais. Qui avait bien pu procréer un monstre pareil? Vicieux. Dangereux, agressif... Il avait tout pour finir étranglé. Par moi, de préférence, mais qui sait, il était tellement...Horrible. Personne n'aurait jamais voulu vivre avec lui. Mais moi, j'y étais condamnée, à son grand plaisir. Son bonheur dans la vie ? Pourrir la mienne. Infiniment. Nous aurions encore beaucoup d'années à vivre, et je savais qu'il en profiterait. Jusqu'à ces derniers jours. Comme c'était dur de se dire que je devrai le supporter toute ma vie. J'observai la pièce. Une salle d'attente, en somme, mais elle ressemblait beaucoup à un salon. Un canapé, une table basse, des chaises confortables - rembourrées au niveau des accoudoirs et de l'assise. Il y avait même une télévision écran plat sur un buffet noir. Ça me rappelait tellement mon ancienne maison... Un bruissement. Je relevai la tête. Il était dans mon champ de vision. Aurais-je du baisser la tête ? Non, son humour l'aurrai frappée, comme toujours. Il m'étudia plus intensément encore. Quoi, j'avais de la salade dans les dents, ou bien ?
-Alors, ricana t-il, ça fait quoi d'être...
-Enceinte ? Ça aurait pu être mieux. Si je ne l'étais pas à cause de toi !
-Éh, calme toi. Ce n'est pas de ma faute... Enfin, si, mais tu m'a compris, fit-il en explosant d'un rire mauvais. Comme l'était son rire habituel...
-Si, c'est de TA faute. Tu le sais très bien ! criais-je en m'approchant, menaçante, de lui. Tu n'avais pas à le faire !
J'étais énervée contre lui, lui seul, et il le sentit. Il essaya de me prendre les main- geste qui me paraissait violent chez lui. Je le repoussait brusquement, envoyant valser les verres du meuble voisin.
-Si, j'avais à le faire. Tu n'aurais pas préféré mourir, tout de même.
-Bien sur que si ! Mais bien sur, dans ton propre intérêt, tu a choisi l'inverse ! Tu préfères faire...
-Oh, voyez-vous ça ! Tu n'as pas apprécié, peut-être ? Personnellement, je trouve que tu es...comment dire ?
-Surtout, ne dis rien. Ça vaux mieux pour ton nez.
-Pourquoi mon nez ? Tu as quelque chose contre cette merveille qui m'a permis de sentir ton délicieux parfum ?
-Délicieux, bien sur, c'est ton odeur incrustée sur moi - et on se demande vraiment comme c'est arrivé...Fait attention à ton nez, je te dis.
Il parut déconcerté. Tant mieux. J'avais besoin de sa "déconcertation".
Il se prit mon poing dans le nez en question.
-Ça aussi, j'ai apprécié, si tu veux tout savoir ! Même plus, espèce de salopard !

1.
Frénétiquement, je cherchais.
La coupure située sur mon front avait apparemment décidé de jouer les enquiquineuse. En saignant plus que jamais. Et aujourd'hui, c'était la troisième fois.
Cela faisait maintenant trois quart d'heure que je cherchais. Les pansement jouaient, eux aussi. Mais à se cacher, à se faire rare. Comme en toute fin de mois normale.
Je palpai ma blessure, et ramenai une main couverte de sang. Visqueux, rouge. J'avais l'impression que mon front enflait, se vidait entièrement de son sang. Comment m'étai-je coupée ? A cause de l'école, de ce foutu sport qu'était la course, qu'on pratiquait dans les bois alentours de la cour de notre minuscule collège. Bois remplis de ronces, de racines, de plantes gigantesques. Plante, qui, on nous l'avait appris, sont dangereusement voraces. Elles attaquent les autres êtres vivants pour survivre. Apparemment, elle n'ont pas été crées en laboratoires, elle sont purement naturelles. A la vue des tentacules donc certaines sont dotées, je n'aurais pas dit ça.
Les placards était réellement vides de toutes chose susceptible de m'aider. Quelques restes de nourriture, objets a moi pour la plupart. Ma colocataire préfère tous garder avec elle. J'aurai pu la comprendre, dans une autre situation.
Parce que dans ces placards que je ne fouille presque jamais, j'y avais mis quelque chose d'important – je ne voulais plus le voir. Le souvenir de la chose horrible qu'était la mort. Pas ma mort, mais celle d'une personne que j'appréciais. Ce placard, il contient trois flacon. Je ne les ais jamais ouverts, jamais utilisés. Je ne sais même pas ce qu'ils continent, je ne me souviens même plus de la couleur de leur contenu. Je n'ai toujours pas envie de les ouvrir. Peut-être que...non. De toute façon, je n'arriverai jamais à le faire. C'est trop de souffrances, que de penser à ce qui me retient, ce qui m'a forcé à garder ces flacons.
Noël, six ans plus tôt...
Ma maison était encore vide. Pas de nourriture grasse, pas de cotillons colorés qui auraient pu mettre de la gaieté. Non, pas de ça ici. Pas de ça dans un camp reculé - à ce qu'on nous a dit - ou tout le monde n'espère qu'une chose : sortir.
Nous étions à quelques heures de la fête de Noël. Comme à notre habitude, on jeûnait, histoire de pouvoir tout manger. Enfin, dans la mesure ou on emporte tout le temps les restes, pour pouvoir être sur d'avoir à manger ensuite... Les gens du Gouvernement sont trop bourrés pour envoyer notre rations mensuelle. Nourriture, qu'on ne gaspillait jamais, par pur égard à notre estomac.
Celle qui m'avait offert les trois flacons était une des maquilleuse embauchée pour nous "aider à être présentables". Elle était autrement embauchée pour courir vers la mort, mais peut-être y était-elle obligée...En bref, elle me rendait présentable. Pourquoi ? Encore une de ces questions dont je ne connaîtrais la réponse qu'après avoir subis mon Transfert. Transfert que je n'aurais à connaître que dans deux ans, et encore heureux. Je n'étais pas prête pour subir cette chose affreuse. Je ne connaissais pas encore le pourquoi du comment ils arrivaient à transmettre notre esprit et notre âme dans un faut corps, mais cela devait être douloureux.
Ma maquilleuse s'approcha. Fine, blanche, l'air vraiment sympathique. Elle me rassurait. Mais pourquoi ? Je n'avais pas besoin d'être rassurée. C'était Noël. On aurait de la nourriture et des cadeaux. Youpi.
-Aloors... Tu en as, une belle robe ! J'adore cette couleur. Ça te vas très bien, le orange. Surtout les petits froufrous, là, en bas des manches et de la robe. Dommage qu'elle ne soit pas bouffante; sinon, tu en aurais, des jalous...Pourquoi me regarde tu comme ça ?
-En fait...Je..
-Tu trouve que je parle trop ? On me l'a souvent dit...
Elle souriait. Je l'aimais bien, pour le peu que je la connaissais. Elle devait être appréciée, chez les Adultes.
-Non, ce n'est pas ça...Disons que je n'aime pas vraiment me faire barbouiller... Et je déteste le orange.
Moi aussi, je devais sourire.
-Tu sais quoi ? Je ne vais pas te"barbouiller", comme tu le dis. Ce serait vraiment dommage de gâcher un visage si fin et bien dessiné. Je vais juste te mettre un peu de fard à paupière, et un peu de rouge à lèvres. Parce que les tiennes sont vraiment très beige...
-D'accord.
Sur ce, elle s'exécutait. Son travail était rapide, et le résultat formidable. J'allais me fondre dans la foule, comme je l'avais voulu. Parfaitement parfait. Elle me tendit un miroir rond.
-Ça te plait ?
-Et comment !
Je me retenais de lui sauter dessus. Hum. Je lui avais dis que je détestais le orange, mais le fard à paupière était de cette couleur.
-Hum, répétais-je mais à haute voix, cette fois-ci.
-Tu n'aime pas le orange, je sais. Mais ça te vas si bien...
On aurait dit qu'elle était en pleine extase. Elle s'affala sur un fauteuil, l'air épuisé.
-Vous êtes fatiguée ?
-Oui...Tu n'imagine pas à quel point ton camp est loin de notre lieu d'habitation...
-Où habitez-vous ?
-Heu...Très loin. Je ne peux pas t'en dire plus.
Elle indiquait la caméra de sécurité du coin de l'œil. J'hochais la tête. Ces caméra étaient pesantes... Mais elle devait avoir une autre raison de na pas vouloir me le dire. Un ordre ? C'était on ne peut plus probable.
Elle caressa mes cheveux blonds. Foncés, tirant un peu sur le roux, beaucoup de filles les trouvaient jolis. A quoi ressemblerais-je plus tard- quand j'aurais subis mon Transfert ? Et, à quoi ressemblait ma maquilleuse, dont je ne connaissais pas encore le prénom... - quand elle était plus jeune ? A l'instant, elle était brune, yeux brun, physique aussi normal que possible.
-Comment...Comment...
J'hésitais. Elle m'encouragea de la tête.
-Comment...Pourquoi vous êtes ici ?
-Tu dis ça...( A elle d'hésiter) Parce que je risque très fortement de mourir ?
-Oui...Ça ne vous fait pas peur ?
-En fait...( Son visage était illuminé par un sourire. Que...?) C'est pour ça que je suis venue !
Je me taisais. Même si j'avais envie de crier quelques chose du genre "Quoiii ?!" mais je me retint. C'était...Stupide. Oui, stupide, c'était le mot exact. Elle voulait mourir...
-Pourquoi ?
Elle fixa la caméra du petit salon -là où nous étions depuis tout à l'heure. Elle finit par soupirer, et lâcha. Sans doute n'avait t-elle pas peur de ce qui pourrait lui arrive si elle révélait quelques chose dont elle ne possédait pas l'autorisation.
-Mon mari, qui, encore heureux, est mort il y a deux ans, était trèès endetté. Et quel à été son cadeau de funérailles ? Ses dettes. Un cadeau pour le moins habituel...D'habitude, c'est le contraire. J'aurais bien aimé avoir un héritage assez gras. Comme c'était un homme d'affaires, c'était probable...Bref (Je comprenais enfin pourquoi on lui disait qu'elle était bavarde..). En tant qu'épouse "digne de ce nom", je cite l'huissier de justice, je doit tout payer. Mais même toute une vie de dur travail acharné ne suffirait pas à tout rembourser. Je ne peux pas le faire...Je ne travaille pas dans l'État, alors je ne suis payée que très légèrement. Ce n'est pas très glorieux de ma part, mais c'est ma faute ; je n'ai pas fait beaucoup d'études. Mon métier me maquilleuse -même si je tombe sur des gens très exigeants et riches qui donnent un gros pourboire. Donc, je ne peux pas tout rembourser...Alors j'ai trouvé LA solution. Quand on m'a proposé de venir ici, je n'ai pas hésité ! Tant pis s'ils comprennent que je les aie roulés...
En disant cela, elle se jetait sur moi, et m'enserrera avec vigueur. Assez de cette vigueur pour la tuer.
-Bon, je crois qu'il vas falloir que je m'en aille...Tache de montrer ton visage au caméras.
-Pourquoi ça ?
Elle se pencha sur moi, et murmura :
-C'est comme ça que tes parents pourront te reconnaître...
Une alarme retentit. La fin de ma préparation. On devait se séparer. Elle me tendit soudainement trois pots. Colorés. Un liquide dedans. Qu'est-ce que c'était ? Aucune idée. Elle quitta la pièce, une larme à l'œil. Avec tout mes autres préparateurs, je m'en fichait de les quitter. En fait, j'étais plutôt contente de ne plus les revoir, mais là...C'était différent. Elle allait terriblement me manquer.
La fête de Noël battit son plein. Tout le monde était content, de manger à sa faim, de pouvoir rire et crier des âneries. Oui, même à note âge, ne recevions déjà de l'alcool. Ce qu'à dix ans, j'avais du mal à comprendre pourquoi on me prenait certaines bouteilles des mains. J'étais peut-être un peu bête, en fait. Je le suis surement encore. Dans ce camp, nous grandissons aléatoirement. Sois, tu nais avec un minimum de logique, sois, tu compte sur toi même pour comprendre certaines chose. Les deux solutions sont peut-être similaires en apparences, mais elles sont en réalité totalement différentes. C'est dur de grandir dans un monde opposé à celui qu'on devra affronter plus tard...
le lendemain de Noël, j'ai reçu une lettre - enveloppée dans du plastique, qui m’annonçait la mort de cette femme maquilleuse ; qui se nommait Katherina Belto. J'avais passé ma journée à pleurer.
°°°
Je tenais ces flacons depuis quelques minutes. Mes pommettes étaient inondées. Penser à Katherina...Que c'était dur. Je me levai, pour aller chercher de quoi nettoyer et soigner mon front.

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