dimanche 6 octobre 2013

Chapitre 2

Chapitre 2.. Tout de suite ! ____________________________________________________________
Rappel Chapitre 1: Je me levai, pour aller chercher de quoi nettoyer et soigner mon front. _______________________________________________
  
   Ma maison était en piteux état. Elle avait sans doute plusieurs générations derrière elle... Mais cette vielle demeure tenait le coup. Même si une partie du toit était en morceau, le dernier étage s'était écroulé, et le peinture avait disparue. J'estimait l'âge de la bâtisse à 200 ans. C'était on ne peut plus possible, étant donné le soin ignoble qui lui avait été offert. Je sortais donc, sans oublier de lâcher une mèche de cheveux sur mon front pour cacher ma blessure. Ce que j'avais oublié, c'était que j'avais des cheveux légèrement rebelles. Au lieu de me retrouver avec une mèche élégante et sage, je me retrouvais avec une coulée de cheveux blonds foncés tirant sur le roux. Ondulée à cause de ma tresse, emmêlée à cause de leur nature. Dehors, le soleil frappait. J'allais devoir transpirer un peu avant de de pouvoir me soigner, et ce n'était pas spécialement recommandé pour nettoyer une coupure. En fait, si je n'avais rien chez moi, c'était parce que mon petit stock personnel était en réserve. Étrangement, même si tous le monde se devait d'avoir son stock "au cas où", certain de ces stock disparaissaient mystérieusement. Des vols, autrement dit... Donc une amie à moi m'avais proposé - et à d'autres - de garder secrètement mes affaires. Ce n'était pas une amie très chère, mais sa grande maison avait des utilités. Elle gardait ce que je lui donnait, et par malheur, mes médicaments et autres, je les lui avaient prêtés. Le chemin ne fut pas dur, mais tout en transpiration. Ma mèche improvisée était mouillée, et quelques boucles commençait à apparaître. Enfin, je vis la grande maison. Elle était très différente de la mienne. Pour commencer, ses étages tenaient encore debout. La peinture était aussi défraîchie, mais encore plus voyante. On voyait encore la vieille peinture verte. Comme ma maison, les fenêtre étaient encore présente, sauf celle du rez-de-chaussée. On voyait encore de minuscules éclats de verres sur le sol. La bâtisse était bien évidemment dégradée, mais pas autant que toutes celles du camp. Qui elles, étaient pour la plupart, en piteux état. Comme ma maison, en fait. J'entrai. La luminosité laissait à désirer.  Aucun interrupteur en vue, de quoi me rassurer. Je n'avais pas peur, mais les bruits de goutte à goutte sur un tuyau métallique en plein brouillard rendaient cette "visite" plutôt sinistre. Apparemment  Ingrid, puisque mon amie s'appelait comme ça, n'était pas là. Super, j'allais avoir du mal à trouver l'endroit ou elle rangeait nos affaires. J'allais devoir commencez par le rez-de-chaussée. Malgré le manque de fenêtre, la pièce devrait être la plus sombre de toute. De nombreux placard bordaient les murs, mais ce serait trop évident de trouver ce dont j'vais besoin ici. Ingrid était une personne compliquée. Elle avait sans aucun doute caché le tout en haut de sa maison. Je pris donc la direction des escaliers. L'étage était mieux éclairé. C'était déjà ça. La pièce était mieux meublée, mais l'espace manquait. Les murs étaient décrépis comme le reste de la maison, sans doute. Une odeur de décomposition planait dans l'air. Beurk... Pire que la tarte au thon de noël dernier...   Non, ne pas repenser à noël. Ne pas repenser à Noël...Trop tard. Katerina, cette chère Katerina c'est immiscée dans mon esprit. Son visage, ses mains, son toucher, sa voix. Tout. Je l'avais condamnée... Ma première victime. Si cela ce trouvait, j'allais en tuer bien d'autres. Enfin, je ne l’espérais pas, mais c'était on ne peut plus possible. Vu que mon corps tuait celui des Adultes. Certes, j'allais en devenir une, un jour. Dans deux ans, précisément. Deux ans au cours desquels j'allais "profiter de mon innocence", comme disait l'homme de la télévision -on nous montrait parfois des reportages sur notre vie future. Après cela, ma vie, ainsi que celle de tous les autres, allait être bouleversée
  On allait subir le Transfert. 
  Le Transfert, c'était le passage corporel de l'adolescence à l'état Adulte. Personne -enfin nous, les adolescents - ne savions en quoi cela consistait exactement. Était-ce douloureux ? Marquant ? Bouleversant ? Aucune idée. Personne n'en savait rien.
Sentant que je ne trouverais rien ici, je me dirigeais vers le prochain escalier. Plus éclairé que le précédent, il me donna un regain d'énergie, comme si j'allais pourvoir cherche plus efficacement.
  C'était juste une impression...
  La pièce aussi était plus chaleureuse. Sauf que bonne nouvelle, que j'accueillis avec bon humeur, j'étais arrivée au bon endroit.
  De gigantesques placards, commodes et autre espaces de rangement se collaient près des murs, baignés dans la lumière du soleil, traversant les carreaux cassés. J'avais trouvé l'endroit de mon salut, là ou Ingrid rangeait nos réserves.
-Gagné ! m'exclamai-je en frappant dans mes mains.

Chapitre 3 bientôt ^^
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Walàà le chapitre deux ! J'espère que vous êtes patients pour attendre le trois ! :p

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